• Fuite...

     

     

     Pour ce premier texte, il s'agit d'un texte écrit pour un concours d'écriture auquel vous pouvez aussi participer (Concours n°1 de Gaellah)

    ***

     

    Sujet : "Vous avez 10 minutes précisément pour faire vos valises avant de devoir partir. De vous enfuir parce que vous êtes en danger. Que prenez-vous ?" 

     

    Fuite…

     

    C’était un beau matin d’été lorsque tout changea. Elle lisait un livre dans le salon lorsque sans raison apparente elle courut jusqu’à sa chambre, montant les marches 4 à 4. La porte de sa chambre claqua. J’ai observé mon père sans comprendre ce qu’il se passait, son expression m’indiquait que lui non plus. Il s’est levé et est monté, je l’ai suivi inquiet.

    Il a toqué.

    Elle n’a rien dit d’autre que « Allez-vous en. » d’une voix étrange. J’ai observé mon père essayer de la convaincre d’ouvrir sa porte, elle ne répondait pas. Ce n’est qu’après une dizaine de minutes qu’elle s’est décidée à sortir, seulement ce n’était pas pour discuter avec notre père. Elle nous a bousculé, mon père l’a rattrapé, elle a lâché la valise qu’elle tenait à la main, celle-ci est tombée dans un fracas pour s’immobiliser éventrée au bas des escaliers.

    Quelques vêtements à moitié pliés jonchaient les marches, son étui à lunettes et un livre étaient réunis à côté de la valise. J’aurais reconnu ce livre entre mille, c’était son préféré, celui qu’elle aimait relire encore et encore. Elle avait pris tout ce qui lui importait le plus… Il y avait ses cahiers, ceux à qui elle se confiait, ceux qui contenaient ses idées et ses secrets, ceux qu’elle tenait éloigné de tout regard.

    Elle s’est dégagée de l’emprise de notre père et s’est ruée en bas des marches où elle remit ses affaires précipitamment dans la valise avant de sortir, notre père sur ses traces. Elle a couru, mon cœur s’est serré, je ne savais que faire, les yeux rivés sur l’objet abandonné sur le sol, le porte-bonheur que je lui avais offert, paralysé par ce qui l’avait poussé à faire cela, mes larmes ont coulées.

    Mon père est rentré quelques heures plus tard, paniqué il avait été semé et ne l’avait pas retrouvé.

    J’ai essayé de l’appelé, son téléphone sonnait dans sa chambre, j’y suis monté comme attiré. Son portable était posé sur son bureau où il y manquait un cadre. Elle avait pris ses économies et son foulard fétiche, ses papiers et le couteau de chasse de notre grand-père qu’elle exposait dans sa bibliothèque.

    On ne l’a plus jamais revu depuis… Jusqu’à il y a 2 jours…


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :